L'Afrique, parent pauvre du Salon du livre 2019

En France, le Salon du livre de Paris ferme ses portes ce lundi 18 mars. Un événement important pour la littérature francophone. Bien sûr, des écrivains africains étaient présents et il y avait même des stands de plusieurs pays africains. L'Afrique était le parent pauvre du Salon du livre cette année. Le Pavillon des Lettres d'Afrique qui avait fait sensation lors des deux éditions précédentes n'avait d'ailleurs pas pu intégrer l'événement, essentiellement pour des raisons financières.Il faut dire qu'avec des auteurs sans revenus, des éditeurs débordés par le prix du papier, des taxes et du transport ou encore un public restreint par les lacunes de la distribution et de l'éducation, être éditeur en Afrique est un casse-tête. Cependant, le secteur résiste, malgré la domination des éditeurs occidentaux. Il y a même des succès. On pense, par exemple, aux éditions Barzakh, en Algérie, qui publiaient Kamel Daoud, avant son Prix Goncourt. Il existe aussi des maisons réputées au Sénégal, au Nigeria, en Tunisie… et bien sûr, une grande tradition littéraire, quelques monstres sacrés et un Prix Nobel, cela dit tous publiés en Occident.Tout reste à faire, donc, en dépit du fait par exemple que, de l'avis des professionnels, le secteur de l'édition pourrait être un fort générateur d'emplois. Certains jeunes éditeurs jeunesse, mais aussi certains gouvernements, commencent d’ailleurs à le comprendre. En 2017, un premier sommet réunissant éditeurs et gouvernements africains s'est d'ailleurs réuni à Yaoundé. Un plan d'action visant à soutenir la distribution de livres scolaires a été lancé.

En France, le Salon du livre de Paris ferme ses portes ce lundi 18 mars. Un événement important pour la littérature francophone. Bien sûr, des écrivains africains étaient présents et il y avait même des stands de plusieurs pays africains.

L'Afrique était le parent pauvre du Salon du livre cette année. Le Pavillon des Lettres d'Afrique qui avait fait sensation lors des deux éditions précédentes n'avait d'ailleurs pas pu intégrer l'événement, essentiellement pour des raisons financières.

Il faut dire qu'avec des auteurs sans revenus, des éditeurs débordés par le prix du papier, des taxes et du transport ou encore un public restreint par les lacunes de la distribution et de l'éducation, être éditeur en Afrique est un casse-tête. Cependant, le secteur résiste, malgré la domination des éditeurs occidentaux. Il y a même des succès. On pense, par exemple, aux éditions Barzakh, en Algérie, qui publiaient Kamel Daoud, avant son Prix Goncourt. Il existe aussi des maisons réputées au Sénégal, au Nigeria, en Tunisie… et bien sûr, une grande tradition littéraire, quelques monstres sacrés et un Prix Nobel, cela dit tous publiés en Occident.

Tout reste à faire, donc, en dépit du fait par exemple que, de l'avis des professionnels, le secteur de l'édition pourrait être un fort générateur d'emplois. Certains jeunes éditeurs jeunesse, mais aussi certains gouvernements, commencent d’ailleurs à le comprendre. En 2017, un premier sommet réunissant éditeurs et gouvernements africains s'est d'ailleurs réuni à Yaoundé. Un plan d'action visant à soutenir la distribution de livres scolaires a été lancé.