L'Observatoire africain des migrations sur orbite

Par Le Point Afrique
·1 min de lecture
Plusieurs études statistiques, dont une note de l’Institut national d’études démographiques (Ined), rappellent que 70 % des émigrés africains restent sur leur continent, un chiffre stable depuis les années 1990. 
Plusieurs études statistiques, dont une note de l’Institut national d’études démographiques (Ined), rappellent que 70 % des émigrés africains restent sur leur continent, un chiffre stable depuis les années 1990.

Enfin du concret sur la question des migrations en Afrique. Deux ans après l'adoption du pacte de Marrakech, pour une meilleure coopération internationale pour une « migration sûre », lors de l'Assemblée générale des Nations unies en décembre 2018, les États africains ne sont pas restés les bras croisés. Par la voix du roi Mohammed VI, qui est responsable au sein de l'Union africaine du dossier des migrations, l'organisation panafricaine a établi un agenda avec comme points essentiels la création d'un observatoire africain des migrations (OAM ). Son objectif : contribuer à prendre les décisions, à instaurer des stratégies migratoires et à donner une vision claire sur la migration africaine, tout en réfutant les mythes qui se tissent autour de cette question. Le Maroc vient d'inaugurer le siège de cette structure portée par l'Union africaine, à Rabat, vendredi 18 décembre, Journée internationale des migrants. En effet, cet observatoire est parti du constat qu'il n'y a pas que l'Europe qui est impactée par les migrations, l'Afrique aussi, ne serait-ce que par les drames humains vécus par les familles et les pertes sur les plans économiques.

De quoi s'agit-il et quel peut-être son apport au moment même où l'Europe se déchire autour du « pacte sur la migration et l'asile », dont le but est de coordonner la politique migratoire des 27 grâce à des procédures d'asile accélérées aux frontières extérieures de l'UE et des expulsions plus rapides des demandeurs d'asil [...] Lire la suite