L'Afrique centrale veut prendre ses responsabilités dans la lutte contre le réchauffement

Les travaux préparatoires de la conférence sur le climat prévue en novembre en Égypte se sont clôturés mardi à Kinshasa. Mercredi encore, certaines délégations continuaient les travaux pour dégager des positions communes. C’est le cas des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les membres de cette organisation sous régionale insistent sur leurs propres responsabilités dans la préservation des forêts du bassin du Congo.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Les délégués de la CEEAC souhaitent instituer l’équivalent régional du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Ils veulent même accélérer le processus avec l’assemblée générale du Groupe de recherche sur l’évolution du climat en Afrique centrale prévue cette semaine à Kinshasa.

« On ne peut pas entrer en négociation sans comprendre ce qu’on a. Si la science nous aide à avoir des informations crédibles, cela va aider même les politiques dans les négociations d’avoir un langage cohérent et des objectifs cohérents », Benjamin Toirambe Bmoninga, secrétaire général à l'Environnement et au Développement durable en RDC.

Les pays d’Afrique centrale tablent aussi sur les financements, ajoute Honoré Tabuna, Commissaire à l'environnement, ressources naturelles, agriculture et développement rural de la CEEAC. « Il ne s’agit plus d’aller pleurer, aller dire à la communauté internationale qu’elle nous donne des ressources. Il est maintenant clair que nous voulons faire des efforts au niveau interne, sous régional ».

L’autre perspective est d’impliquer davantage le secteur privé avec la création du réseau des entreprises d’Afrique centrale pour l’économie verte.


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