L'Afrique australe au chevet du Mozambique

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La Communauté de développement des 16 pays de l'Afrique australe (CDAA) réunit jeudi et vendredi, en sommet extraordinaire, six des chefs d'Etat qui participent aux présidences tournantes de la région pour aborder à Maputo, capitale du Mozambique, la question du terrorisme après les affrontements meurtriers des derniers jours dans la province de Capo Delgado (nord-est du pays). Si l'armée mozambicaine affirme avoir repris la ville stratégique de Palma aux terroristes islamistes se revendiquant d'une allégeance à Daech (Etat islamique), la situation est loin d'être sous contrôle et les combats ont fait fuir des dizaines de milliers de personnes.  

Le président sud-africain Ramaphosa, qui doit prendre prochainement la présidence du comité de défense de l'organisation, craint que le phénomène djihadiste ne s'amplifie dans la région, les "shebabs" islamistes armés profitant de la faiblesse des armées locales pour s’installer durablement dans le sud du continent.

Une faible expérience en matière de lutte contre le terrorisme

Créée au début des années 1960, la CDAA n'a pris son véritable essor qu'au début des années 1990 après la fin de l'apartheid en Afrique du Sud, la principale puissance économique de la région.

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Depuis le début des années 2000, la CDAA s'est dotée de structures plus centralisées pour répondre à des défis plus politiques et sécuritaires. Mais les armées de la région, de forces très inégales, ont peu...


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