L’Afghan interpellé lundi écope de dix mois de prison avec sursis

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L'Afghan de 30 ans, qui a passé 48 heures en garde à vue avant d'être jugé, est arrivé ce week-end en France depuis Kaboul avec sa femme et sa fille de 3 mois.
L'Afghan de 30 ans, qui a passé 48 heures en garde à vue avant d'être jugé, est arrivé ce week-end en France depuis Kaboul avec sa femme et sa fille de 3 mois.

Un Afghan de 30 ans, arrivé de Kaboul avec sa femme et son bébé dans la nuit de samedi 21 à dimanche 22 août, a été interpellé lundi pour être sorti de la zone de surveillance qui lui avait été imposée par le ministère de l?Intérieur. Il a été placé en garde à vue 48 heures puis jugé en comparution immédiate. Il a été condamné à dix mois d?emprisonnement avec sursis. À son arrivée de Kaboul dans la nuit de samedi à dimanche, Ahmat M. s?était vu notifier avec quatre autres Afghans une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes. Selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, il fait partie de l?entourage d?un Afghan qui « aurait eu un lien avec des talibans », ce lien restant « à définir ».

Logé avec sa femme, sa petite fille de 3 mois et plusieurs autres membres de sa famille dans un hôtel de Noisy-le-Grand, Ahmat M. avait pour interdiction de sortir de cette commune à l?est de Paris. Il a toutefois été interpellé lundi en fin d?après-midi dans une épicerie du 18e arrondissement de Paris, où il aurait été repéré car il ne portait pas de masque.

Né en 1991, selon les procès-verbaux cités à l?audience, cet homme, qui a dit avoir été procureur en Afghanistan avant de reprendre des études de droit, a expliqué avoir voulu acheter des médicaments, car il souffrait de maux de tête et de vomissements depuis son arrivée en France.

Une peine ferme avait été requise

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