L'affaire du meurtre homophobe de Scott Johnson, en Australie, enfin résolue après 33 ans

·2 min de lecture

Un Australien a été condamné cette semaine pour le meurtre d’un mathématicien américain, Scott Johnson, il y a 30 ans. D’abord considéré comme un accident, son décès était en fait un crime homophobe.

Scott White a avoué lundi avoir tué Scott Johnson à Sydney en 1988 . Cette affaire, qui est l’un des plus anciens cold cases en Australie, vient enfin de se terminer. La justice l’a déclaré coupable du meurtre de ce mathématicien américain retrouvé en bas d’une falaise, rapporte le «New York Times ». Il avait été inculpé en 2020 et avait dans un premier temps plaidé non coupable, avant de changer d’avis cette semaine. «Coupable. Je suis coupable, coupable», a-t-il dit au tribunal. Ses avocats ont tenté de faire annuler ce plaidoyer, estimant que leur client n’était pas apte à faire ces aveux. Ce que la Cour suprême australienne a rejeté.

A l’époque du crime, l’enquête avait conclu au suicide de l’homme de 27 ans. Mais en mai 2020, la police locale a annoncé avoir arrêté Scott Phillip White, indiquait le «Sydney Morning Herald ». C’est en 2017, après des années à tenter d’obtenir justice, que le frère de la victime, Steve, a permis de rouvrir l'enquête. Les agents avaient alors confirmé que l’homme était probablement mort après avoir été poussé ou effrayé ou menacé depuis le haut de la falaise et qu'il s'agissait d'un crime de haine homophobe. Un an plus tard, une récompense d’un million de dollars australiens avait été offerte en échange d’informations permettant de retrouver le suspect. La somme avait été doublée par le frère de Scott Johsnon, qui a lui-même fait fortune. En mars, le chef de la police, Peter Yeomans, a confirmé que les recherches se concentraient sur un homme «en particulier».

Un "héritage traumatisant"

Lors de l’enquête initiale, la police avait établi que l’endroit où était morte la victime n’était pas un lieu fréquenté par la communauté homosexuelle. En réalité, cette zone était bien connue des(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles