"L'Affaire du siècle" pousse l'État devant la justice, mais pour quoi faire?

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
Accusé d'inaction climatique, l'État se retrouve devant la justice... mais à quoi cela sert-il? (photo d'illustration prise le 20 septembre 2020) (Photo: Damien MEYER / AFP)
Accusé d'inaction climatique, l'État se retrouve devant la justice... mais à quoi cela sert-il? (photo d'illustration prise le 20 septembre 2020) (Photo: Damien MEYER / AFP)

POLITIQUE - L’État français au banc des accusés. Ce jeudi 14 janvier, débute au tribunal administratif de Paris la première audience de “l’Affaire du siècle”, une procédure lancée au début de l’année 2019 par les quatre ONG Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Oxfam et Notre Affaire à tous.

Deux ans et une pétition signée par deux millions de citoyens plus tard, la justice est appelée à condamner l’inaction de l’État face au changement climatique.

Budgets carbones dépassés, manquements en terme de rénovation énergétique des bâtiments ou de développement des énergies renouvelables... ces quatre organisations, rejointes par de nombreuses autres depuis 2018, accusent les responsables politiques successifs, à travers cette action, de “carence fautive.” Le tout en pointant du doigt les impacts directs sur le quotidien des Français, leur santé ou leur niveau de vie.

Un intérêt symbolique

Mais cette procédure concerne bien l’État, en tant que personne morale et non un quelconque ministre ou élu inquiété pour son inaction. Dès lors, quel est le but concret d’un tel recours? “Faire reconnaître la responsabilité de l’État” dans le “préjudice écologique”, selon les mots Cécilia Rinaudo, la coordinatrice de Notre Affaire à tous, cités par l’AFP. Un intérêt qui semble, avant tout, symbolique, comme tend à le montrer la réparation morale d’un euro demandée par les requérants.

Pour cette première audience, le rapporteur public, un juge administratif, va livrer ses conclusions et formu...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.