Dans l'affaire Coquerel, la NUPES accusée de deux poids deux mesures

La NUPES accusée de deux poids deux mesures après l'affaire Coquerel (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)
La NUPES accusée de deux poids deux mesures après l'affaire Coquerel (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)

La NUPES accusée de deux poids deux mesures après l'affaire Coquerel (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)

POLITIQUE - La gauche sous le feu des critiques. Depuis la médiatisation des rumeurs concernant le comportement du député LFI Éric Coquerel envers les femmes, la NUPES est accusée par l’opposition d’agir ”à géométrie variable” sur les cas de violences sexuelles.

Ces rumeurs circulent depuis de nombreuses années dans les rangs de LFI et sur les réseaux sociaux. Mais c’est juste après l’élection d’Éric Coquerel à la tête de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale jeudi 30 juin que l’affaire a éclaté médiatiquement, après des déclarations de Rokhaya Diallo sur RTL.

Cette dernière assure avoir “entendu plusieurs fois des femmes parler du comportement qu’il avait avec les femmes”. Des accusations balayées rapidement sur BFMTV par le député LFI Manuel Bombard: ”Rokhaya Diallo fait référence à un article qui a été publié dans le journal Causette qui a été publié il y a quatre ou cinq ans, qui cite un député de La France Insoumise, sans jamais dire qui.”

Sans témoignage, que faire, s’interroge Rousseau

“Je n’ai pas eu de témoignage direct de ces femmes”, a aussi souligné l’écoféministe et députée Sandrine Rousseau vendredi sur Franceinfo. “J’ai cherché, passé des coups de fil (…). Cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais tant qu’on a pas de témoignages directs, que faire?” Plus tard sur BFMTV, elle justifie l’inaction du parti en insistant: “Sans témoignage direct, on ne peut pas se fonder sur la rumeur.”

Ces propos ont suscité l’incompréhension de l’opposition, Sandrine Rousseau s’étant fait remarquer pour son combat contre les violences sexistes et sexuelles notamment en politique. Elle a récemment réclamé la démission de Damien Abad, ministre des Solidarités accusé de viols et contre qui une enquête a été ouverte.

“Je pense qu’il y a une indignation à géométrie variable notamment de la part de la gauche et notamment de la part de Madame Rousseau”, a dénoncé le président du RN Jordan Bardella sur Europe 1 ce dimanche 2 juillet.  L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy déplore que “la simple rumeur” serve  ”à disqualifier quelqu’un”, mais s’accorde avec Jordan Bardella sur le terme de “géométrie variable” pour qualifier la réaction de la gauche après l’affaire Coquerel.

“Des rumeurs infondées”, dénonce Coquerel

Valérie Boyer, sénatrice LR,  parle même de “jeu de dupes”. “Des révélations se multiplient sur les comportements inappropriés avec les femmes d’Éric Coquerel (...), les adhérents #NUPES plaident pour la présomption d’innocence désormais devenue appropriée”, s’étonne-t-elle.

Même le journaliste politique Jean-Michel Apathie a commenté: “Avec Damien Abad, Sandrine Rousseau était radicale dès les premiers papiers: dehors du gouvernement! Avec Éric Coquerel, plus de précautions. Un féminisme qui varie selon que l’on est de gauche ou de droite n’a plus aucune crédibilité.”

Après cette dernière attaque, Sandrine Rousseau s’est justifiée: “Entre 3 plaintes pour viol [contre Damien Abad] et une rumeur, il y a une marge. Mon combat contre les violences sexuelles n’a rien à prendre de vos positionnements opportunistes.”

De son côté, Éric Coquerel nie les accusations et dénonce des “rumeurs infondées” dans une tribune publiée sur le site du Journal du Dimanche ce 3 juillet. Sur BFMTV, il affirme aussi n’avoir rien à se reprocher.

Dans le même temps, Sophie Tessier -qui témoignait déjà dans un article publié samedi par Mediapart- a saisi le comité des violences sexistes et sexuelles de LFI (le même qui avait été saisi dans l’affaire Bouhafs conduisant au retrait du candidat aux législatives) pour signaler des comportements déplacés, selon BFMTV, qui précise que ces actes ne sont pas répréhensibles légalement.

À voir également sur Le HuffPost: Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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