Lafarge en Syrie : l’ex-PDG Bruno Lafont et deux autres responsables en garde à vue

Le Parisien avec AFP
L’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont était entendu mercredi dans les locaux des douanes judiciaires (SNDJ) à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)

Les enquêteurs entendent déterminer ce que savait la direction française du cimentier.


La direction française de Lafarge savait-elle que sa filiale syrienne a contribué au financement de Daech pour pouvoir rester dans le pays en guerre ? Trois responsables du cimentier, dont l’ex-PDG Bruno Lafont, ont été placés mercredi en garde à vue.

Bruno Lafont, l’ex-directeur général Eric Olsen, DRH à l’époque des faits, et l’ex-directeur général adjoint opérationnel, Christian Herrault, sont entendus dans les locaux des douanes judiciaires (SNDJ) à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), d’après des sources proches du dossier. Ils ont été placés en garde à vue, a précisé une source judiciaire, et pourraient être ensuite présentés aux juges d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen.

Vendredi, deux anciens directeurs de la filiale syrienne (Lafarge Cement Syria, LCS), Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois, et le directeur de la sûreté du groupe, Jean-Claude Veillard, ont été mis en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» et «financement d’une entreprise terroriste».

D’éventuels achats de pétrole à Daech

Pour pouvoir continuer à faire tourner son usine de Jalabiya (nord du pays), le cimentier, qui a fusionné avec le Suisse Holcim en 2015, est soupçonné d’avoir pactisé avec des groupes djihadistes, notamment avec Daech : il lui aurait acheté du pétrole, en violation de l’embargo décrété par l’Union européenne en 2011, et lui aurait fait remettre de l’argent via un intermédiaire, Firas Tlass.

De juillet 2012 à septembre 2014, LCS a versé environ 5,6 millions de dollars à diverses factions armées dont plus de 500.000 dollars à l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi, d’après un rapport rédigé en avril à la demande de LafargeHolcim par le cabinet américain Baker McKenzie.

LIRE AUSSI > Perquisitions chez Lafarge : quatre questions sur les activités du cimentier en Syrie


Lafont «régulièrement informé»

Les enquêteurs cherchent à savoir si la direction en France était au courant de (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Dordogne : accusée d’agressions sexuelles sur un écolier, elle nie
Affaire Nelly Haderer : «Là, on a un ADN et on ne peut rien faire !»
Meurtre de Nelly Haderer : le dernier espoir de connaître la vérité
Affaire Grégory : que vaut l'alibi des époux Jacob ?
Ariège : un père et sa fille disparaissent, leur voiture découverte incendiée

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages