De l'ADN de mammouth vieux de plus d'un million d'années, un record

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Cette molécule qui porte le code génétique a été récupérée sur trois spécimens de mammouths de Sibérie.

Il y a un million d'années, les mammouths laineux (Mammuthus primigenius) n'existaient pas encore mais leurs prédécesseurs, les mammouths des steppes (Mammuthus trogontherii) occupaient eux la plus grande partie de l'Eurasie, y compris les plaines glacées de Sibérie. Quels liens existent-ils entre les deux ? Comment la spéciation, l'apparition d'une nouvelle espèce, se déroule-telle ? Pour comprendre l'évolution des espèces, l'ADN, la molécule qui porte le code génétique, s'avère être d'une précieuse aide. Malheureusement, elle se conserve très mal et passé quelques centaines de milliers d'années, il n'est plus possible d'en retrouver la trace dans les fossiles, ce qui au passage invalide totalement la possibilité d'un jour visiter un ressuscités par une quelconque technique de génie génétique. Mais dans la quête du plus vieil ADN exploitable, une équipe du Centre de paléogénitique de Stockholm, en association avec des chercheurs de neuf autres institutions, vient de faire faire un bond de près de 500.000 ans à la science !

L'ADN, une molécule fragile

En 2012, dans une étude publiée dans la revue une équipe américano-australienne avait essayé d'évaluer le temps de survie d'un brin d'ADN. Leur conclusion était sans appel : une molécule d'ADN se désagrège à moitié en 521 ans. La moitié de ce qui reste disparait à son tour en 521 ans... Bref en à peu près 1,5 million d'années, il n'en reste quasiment aucune trace. Voilà pour la théorie. En pratique, les conditions de préservation ou de fossilisation raccourcissent encore cette limite. Ainsi jusqu'à cette nouvelle découverte du plus vieil ADN connu provenant d'un cheval de Przewalski dont l'âge a été estimé à environ 700.000 ans. Extraites du permafrost du nord-est sibérien, des molaires provenant de trois spécimens de mammouths ont livré de l'ADN mitochondrial datant de 700.000 à 1,2 million d'années ! C'est une infime quantité de matériau très dégradé que les scientifiques ont pu récupérer mais l'exploit est de tail[...]

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