L'actrice Noémie Merlant : "On a ­besoin d'histoires de femmes racontées par des femmes"

Beauté sans fard au regard ­déterminé, Noémie Merlant est aujourd'hui en pleine forme. Et pourtant… "J'ai eu le Covid-19, ­annonce-t‑elle. Heureusement sous sa forme bénigne, mais j'ai subi la perte du goût et de l'odorat." À 31 ans, l'actrice explique avoir passé, sans angoisse, le confinement seule à lire des scénarios et à postuler pour des castings à distance. Elle a aussi poursuivi la postproduction de son premier film comme réalisatrice, Mi iubita, mon amour, autofinancé et tourné à l'arrache en seize jours en juillet 2019 avec une équipe réduite : "Une fille à l'image et une au son, c'est tout. Une vraie prise de risques. J'ai été encouragée par des amies : Céline Sciamma, Emmanuelle ­Bercot et Mélanie Laurent."

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En attendant, c'est l'heure de Jumbo, de la cinéaste belge Zoé ­Wittock, dont la sortie a été reportée à cause de la pandémie. "C'est un mal pour un bien, observe ­Noémie Merlant. On a presque le double de salles : 70, contre 40 prévues en mars. Il y a une bienveillance vis‑à-vis des projets indépendants comme celui-là." Sa singularité l'a séduite également : elle incarne Jeanne, une jeune femme qui nourrit une passion pour un manège de parc d'attractions! "Zoé [Wittock] ne regarde pas ce personnage comme une bête curieuse, elle ne juge pas cette romance hors norme, indique-t‑elle. Jeanne se bat pour affirmer sa différence auprès de sa mère et de la société." Elle-même...


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