L'activité humaine a-t-elle joué un rôle dans le séisme qui a secoué la Drôme et l'Ardèche ?

Guillemette Jeannot

Les secousses qui ont touché une vaste région, et particulièrement la ville du Teil (Ardèche), lundi 11 novembre, n'ont duré que quelques secondes. Mais elles ont blessé quatre personnes, dont une grièvement, et ont provoqué d'importants dégâts. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est engagé à étudier rapidement la demande de catastrophe naturelle émise par la commune.

Côté scientifiques, une cellule post-sismique a été dépêchée sur les lieux pour comprendre l'origine de ce séisme de magnitude 5,4 (selon le Bureau central sismologique français). Et si l'activité humaine avait joué un rôle dans ce tremblement de terre ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est une des pistes étudiées par les scientifiques. Franceinfo a interrogé Bertrand Delouis, sismologue au sein du laboratoire Géoazur et responsable de l'équipe pluridisciplinaire (IRSN, CNRS, ISTerre, Géoazur...) chargée de l'enquête.

Franceinfo : Que sait-on aujourd'hui du séisme survenu le 11 novembre ?

Bertrand Delouis : Le tremblement de terre de magnitude estimée autour de 5 sur l'échelle de Richter, qui a secoué les départements de l'Ardèche et de la Drôme, reste exceptionnel pour la région. Exceptionnel de par sa taille relativement importante au regard de la profondeur si faible du foyer, entre 1 et 3 km sous terre. Habituellement, nous sommes entre 5 et 20 km de profondeur.

Autre fait extraordinaire, c'est que nous pouvons observer des ruptures (...)

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