L'activité humaine a « cassé » une des lois fondamentales de la nature

·2 min de lecture

En 1972, les scientifiques ont découvert que la vie océanique suivait une règle mathématique immuable : plus un organisme est de petite taille, plus il est abondant dans l’océan. Le krill par exemple est un milliard de fois plus petit que le thon, mais il est un milliard de fois plus abondant. Et cette règle est incroyablement précise : en analysant des échantillons d’eau prélevés dans l’Atlantique et le Pacifique, Ray Sheldon, un océanologue du Bedford Institute of Oceanography au Canada, a constaté que pour chaque tranche de taille de plancton, on obtient exactement la même biomasse. Dans un litre d’eau par exemple, vous aurez en masse un tiers de plancton entre 1 et 10 micromètres de diamètre, un tiers de plancton entre 10 et 100 micromètres et un tiers entre 100 micromètres et 1 millimètre. La concentration est variable selon la profondeur (il y a moins de biomasse dans les eaux profondes), mais les proportions restent inchangées.

Une règle valable des bactéries jusqu’aux baleines

Il s’avère que cette règle se répète pour tous les animaux marins, depuis la plus simple bactérie jusqu’aux baleines. En 2019, un chercheur russe a même découvert qu’elle s’appliquait aux organismes présents dans le sol. De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène, comme le métabolisme, la vitesse de consommation de nourriture et de reproduction ou encore le taux de mortalité, toutes corrélées à la taille des organismes vivants.

La répartition de biomasse totale de l'océan (poids humide) suit une pente régulière, la taille des organismes étant corrélée avec la biomasse globale de ces derniers. © Ian Hatton et al, Science Advances, 2021
La répartition de biomasse totale de l'océan (poids humide) suit une pente régulière, la taille des organismes étant corrélée avec la biomasse globale de ces derniers. © Ian Hatton et al, Science Advances, 2021

La biomasse des poissons de plus de 10 grammes et des mammifères marins a diminué de 60 %

Cette harmonie naturelle est pourtant en train d’être bouleversée, avertit aujourd’hui Eric Galbraith, professeur à l’université McGill à Montréal (Canada). Coauteur d’une étude parue en novembre dans Sciences Advances, le scientifique...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles