Un laboratoire sous-marin pour les coraux d’eau froide

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Au large de la Bretagne, l’Ifremer installe instruments de mesure et caméras pour étudier par 900 mètres de profondeur la vie des coraux d’eau froide. Menacés par le chalutage et le changement climatique, ces animaux mal connus car difficiles à observer remplissent un rôle écologique spécifique dans le milieu marin.

FJORD. Le canyon de Lampaul est un lieu hors norme. Situé au large de la Bretagne Sud, cette entaille des fonds marins plonge de la limite du plateau continental à -200 mètres jusqu’aux portes des abysses, à -3000 m. Cette sorte de gigantesque fjord sous-marin fait 20 kilomètres de long sur 10 de large. Sur ses falaises, vivent les coraux d’eau froide. C’est pour mieux les connaître queinstalle actuellement des instruments de mesures et des caméras pour étudier pendant 5 ans la vie intime de ces animaux. La plongée du 20 août du mobilisé sur cette opération exceptionnelle pourra être regardée en direct sur avec les commentaires des scientifiques de l’opération. “Ces engins sont comme le trou dans la serrure qui permet de voir une toute petite partie de ce milieu immense”, résume joliment Lénaïck Menot, chercheur au laboratoire Environnement profond à l’Ifremer et chef de mission de ce projet baptisé Chereef (Characterization and ecology of cold-water coral reefs) dans le cadre du projet européen .

La localisation du canyon de Lampaul. © Ifremer

Le ROV (remotely operated vehicle, véhicule opéré à distance) va descendre à 900 m de profondeur un véritable laboratoire. “Un courantomètre mesurant la vitesse des courants mais aussi la température de l’eau, sa salinité, la pression, la teneur en oxygène. Deux turbidimètres donnant la concentration en particules de l’eau ainsi que les variations de cette turbidité, une caméra équipée de zooms permettant de viser un polype en particulier au sein de son récif”, énumère Lénaïck Menot. Le laboratoire fonctionne sur batteries offrant une autonomie d’un an. Jusqu’en 2026, les navires de l’Ifremer viendront ainsi une fois par an remonter les instruments pour récupérer images et données. Bien connu des chercheurs de l’Ifremer, le canyon de Lampaul a également été choisi parce que cette zone est l’une des cinq dans le golfe de Gascogne qui a reçu le . *

Ces milieux originaux remplissent des rôles écologiques essentiels

Les cherch[...]

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