Des labels anti-Covid dans les hôtels et restaurants, pour quoi faire ?

Des labels anti-Covid dans les hôtels et restos, pourquoi faire ?

Afin de persuader leurs clients de revenir chez eux, certains établissements n’hésitent pas à payer pour obtenir le label anti-Covid.

Gants, masques, film plastique, marquage au sol… Pour rassurer les clients et relancer le commerce de proximité, tous les commerces ont mis en place des mesures sanitaires plus ou moins drastiques. Hormis les gestes barrières désormais connus de tous, certains établissement vont encore plus loin en apposant un label "anti-Covid" sur leurs vitrines.

Aucun label officiel pour le moment

Cette certification, obtenue auprès qu'un organisme indépendant, vérifie que toutes les mesures imposées par l'État soient respectées. Particulièrement éprouvés par la crise, hôtels et restaurants ne font pas exception à cette “mode” visant à faire revenir les clients.

Si, pour l’instant, aucun label officiel n’a été mis en place, les entreprises privées se sont largement engouffrées sur ce marché. Une dizaine de macarons anti-Covid existe actuellement  comme “Safe Restart” (SGS), “Safe V” (Viparis avec le Bureau Veritas) et “Covid-free” (Active Hotel Experts). Mais sur quels critères exacts ces entreprises se basent-elles pour l’attribution de ces labels ? C’est ce qu’a cherché à savoir 60 millions de consommateurs.

Le risque zéro n’existe pas

Premier enseignement, la démarche est volontaire et… payante. “Les commerçants doivent débourser plusieurs centaines d’euros” pour obtenir un label, explique 60 millions de consommateurs. Pourtant, les entreprises à l’origine de ces précieuses certifications ne requièrent rien de plus que les recommandations officielles, qui, elles, sont gratuites.

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Nous sommes dans une logique de vérification de la conformité des établissements. Nous les aidons également à mettre en œuvre concrètement ces recommandations, qui restent très générales et qui doivent être ajustées au cas par cas”,  souligne Patrick Levy, directeur du pôle santé chez Socotec qui a créé le “Label de sécurité sanitaire” pour 60 millions de consommateurs.

L’affichage de ces labels est-il de nature à rassurer les consommateurs ? “Il est trop tôt pour le dire. Rappelons néanmoins que le risque zéro n’existe pas, et que chacun peut, à son niveau, freiner la propagation du coronavirus”, conclut l’enquête.

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