La vente de l'AC Milan à un groupe chinois finalisée

La holding familiale de Silvio Berlusconi a finalisé jeudi la vente de l'AC Milan, l'un des clubs de football italiens les plus titrés, à un consortium dirigé par des Chinois pour un montant de 740 millions d'euros, renforçant ainsi l'emprise des Chinois sur la Serie A. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini

MILAN (Reuters) - La holding familiale de Silvio Berlusconi a finalisé jeudi la vente de l'AC Milan, l'un des clubs de football italiens les plus titrés, à un consortium dirigé par des Chinois pour un montant de 740 millions d'euros, renforçant ainsi l'emprise des Chinois sur la Serie A.

La transaction, la plus importante jamais effectuée par des investisseurs chinois dans un club de football européen, survient après le rachat l'an dernier par le géant chinois de la distribution Suning Commerce Group de l'Inter Milan, le club rival.

Dans un communiqué, la holding familiale de l'ancien président du Conseil italien, Fininvest, indique avoir cédé l'intégralité de sa participation de 99,93% dans le club à Rossoneri Sport Investment Lux, une société luxembourgeoise contrôlée par le groupe d'investisseurs chinois.

Le prix d'acquisition englobe un passif de 220 millions d'euros. Les acquéreurs, qui ont versé une dernière tranche de 370 millions d'euros jeudi, se sont engagés à une importante recapitalisation et à un renforcement financier du club, peut-on lire dans le communiqué.

Ce changement de pavillon marque la fin d'une ère pour la famille Berlusconi, qui avait acheté le club dans les années 1980 et l'avait rapidement transformé en une équipe de premier plan en Europe, avant de devenir un tremplin pour son groupe de médias et la carrière politique de Silvio Berlusconi.

Agé de 80 ans, "Il Cavaliere" a choisi de céder l'AC Milan, en perte de vitesse face à des rivaux européens désormais financés par de riches propriétaires venus du Golfe et d'Asie, parce qu'il ne voulait pas remettre au pot.

"Après plus de 30 ans, je cède la propriété du Milan et je démissionne de la présidence. Je suis triste et ému mais conscient que le football moderne exige des investissements et des ressources qu'une famille ne peut assumer seule", a-t-il dit.

(Elvira Pollina; Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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