La Une du "New York Times" emplie de 1000 décès du coronavirus

Maxime Bourdeau
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ÉTATS-UNIS - “Ils n’étaient pas que des noms sur une liste. Ils étaient des nôtres”. Le New York Times a dévoilé dans la soirée du samedi 23 mai la Une poignante réservée à son édition de ce dimanche. Chaque centimètre carré habituellement réservé aux articles et leur illustration y est occupé par les noms de victimes du coronavirus sur le sol américain.

“Les chiffres, à eux seuls, ne peuvent pas quantifier l’impact du coronavirus sur l’Amérique. Que ce soit le nombre de patients traités, les emplois perdus, les vies arrivées prématurément à terme”, écrit le quotidien dont la première page a pour unique gros titre “Les États-Unis approchent les 100.000 morts, une perte incalculable”.

Dans le but d’honorer les victimes et montrer leur humanité, effacée par les statistiques, le New York Times explique “s’être plongé dans les nécrologies et avis de décès”. Avant de conclure: “Les 1000 personnes sur cette page représentent 1% du bilan. Aucune n’était qu’un chiffre”.

New York, Washington, Floride, Californie... Les nécrologies viennent des quatre coins du pays, des plus grandes villes du pays comme de bourgades inconnues. Les victimes sont jeunes comme moins jeunes, et leur famille et/ou des amis ont tenté l’impossible et douloureuse mission de les expliquer en quelques mots.

“Kimarlee Nguyen, 33 ans, écrivaine qui a inspiré les élèves de son lycée de Brooklyn”, “Mike Field, 59 ans, parmi les premiers secours lors des attentats du 11-Septembre”, “Torrin Jamal Howard, 26 ans, doux géant, athlète et musicien”, “Clair Dunlap, 89 ans, pilote qui donnait encore des leçons de vol à 88 ans”, “Bassey Offiong, 25 ans, voyait ses amis dans leurs pires moments et parvenait à en faire ressortir le meilleur”, “Christine McLaurin, 86 ans, les mots ne lui manquaient jamais”... Les noms, en gras, accompagné d’un extrait de leur avis de décès, s’étalent ainsi sur...

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