La Turquie ferme son espace aérien aux Kurdes irakiens

La Turquie a décidé lundi de fermer son espace aérien au gouvernement régional kurde irakien et souhaité que Bagdad reprenne le contrôle du poste-frontière de Habour, entre la Turquie et le Kurdistan irakien. /Photo d'archives/REUTERS/Osman Orsal

ANKARA (Reuters) - La Turquie a décidé lundi de fermer son espace aérien au gouvernement régional kurde irakien et souhaité que Bagdad reprenne le contrôle du poste-frontière de Habour, entre la Turquie et le Kurdistan irakien.

Le gouvernement d'Ankara a pris ces mesures sur recommandation du Conseil national de sécurité (MGK). Ankara menaçait auparavant de fermer le poste de Habour en réaction à l'organisation par le Kurdistan d'un référendum d'autodétermination le 25 septembre dernier, marqué par une écrasante victoire du "oui" à l'indépendance.

Dans un communiqué, le MGK dit avoir évalué "les mesures prises à la suite du référendum illégitime qui viole la Constitution irakienne".

La Turquie a déjà renforcé les contrôles au poste de Habour et suspendu ses vols vers le Kurdistan depuis le référendum. Elle a également organisé des exercices militaires conjoints avec l'Irak à la frontière.

Elle n'a en revanche pas mis à exécution ses menaces d'un blocus total du trafic de marchandises ou de pétrole en provenance ou à destination de la région autonome.

Les forces irakiennes ont repris le contrôle lundi de plusieurs secteurs au sud de Kirkouk et se sont emparés du siège du gouvernement local dans le centre de la ville, sans rencontrer d'opposition de la part des combattants kurdes.

Le MGK a également préconisé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence en vigueur en Turquie depuis le coup d'Etat manqué de juillet 2016, ce que le gouvernement a approuvé.

(Ece Toksabay, Ercan Gurses; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)