La transition chaotique causée par Donald Trump est un cauchemar pour la sécurité nationale

Akbar Shahid Ahmed
·Yale University grad from Karachi, Pakistan
·1 min de lecture
Donald Trump et l'ancien secrétaire à la Défense, Mark Esper, limogé le 9 novembre, le 23 juillet 2019 à la Maison Blanche. (Photo: NICHOLAS KAMM / AFP)
Donald Trump et l'ancien secrétaire à la Défense, Mark Esper, limogé le 9 novembre, le 23 juillet 2019 à la Maison Blanche. (Photo: NICHOLAS KAMM / AFP)

ÉTATS-UNIS - Donald Trump procède actuellement à une véritable purge des agences gouvernementales (NSA, FBI, CSA...) pour étendre son influence, et l’équipe de Joe Biden n’a quasiment aucune marge de manœuvre face aux décisions que le président sortant prendra d’ici au mois de janvier, notamment sur l’Iran et l’Afghanistan.

Donald Trump est encore le chef des armées pour dix semaines, jusqu’à l’investiture de Joe Biden prévue le 20 janvier 2021. En attendant, il peut déstabiliser la politique étrangère des États-Unis et restreindre les choix de la future Maison Blanche.

Tandis qu’il continue de poster des tweets furieux sur une élection qu’il qualifie, sans preuves, de “truquée” et frauduleuse, son gouvernement se hâte de prendre le contrôle de postes clés au sein de la sécurité nationale, augmentant ainsi le risque de chaos et l’inquiétude des hauts fonctionnaires à Washington.

Valse des démissions et limogeages

Le lundi 9 novembre, il a ainsi limogé le ministre de la Défense, Mark Esper, l’un des principaux hauts fonctionnaires qui s’était opposé à certaines de ses décisions, pour le remplacer par Christopher Miller, l’ex-directeur du centre national de contre-terrorisme, partisan d’une politique plus agressive envers l’Iran. Les alliés de Donald Trump veulent faire pression sur la République islamique avant la fin de son mandat.

La valse des démissions et limogeages au Pentagone s’est poursuivie les jours suivants. De hauts responsables ont été remplacés par des fidèles de Donald Trump, dont Anthony Tata -qui avait qualifié Barack Obama de “terroriste” et soutenu une s&eacu...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.