La Russie privée de JO : une "décision politique" pour Poutine

De nombreuses réactions indignées à Moscou après la décision du CIO de suspendre la Russie des Jeux olympiques de Pyeongchang, sur fond d'accusations de dopage institutionnalisé.

Moscou ne boycottera pas les Jeux

Très attendue, la déclaration de Vladimir Poutine qui ne cache pas son écœurement face à une affaire qui dépasse, selon le président russe, le cadre du sport : "Tout cela ressemble à une décision fabriquée et politiquement motivée. Je n'ai aucun doute là-dessus. Nous n'allons toutefois pas boycotter ces Jeux olympiques, nous ne voulons pas empêcher nos athlètes de participer aux JO, s'ils veulent y aller à titre individuel."

Les athlètes russes dit "propres" seront autorisés par le CIO à participer aux Jeux d'hiver de Pyeongchang, mais ils devront concourir avec l'équipement et le drapeau olympique. Cette décision est ressentie à Moscou comme une "humiliation" et une attaque contre la Russie :

"Je pense que tout cela est lié au fait que la politique d'isolation de la Russie a échoué. Et on voit bien qu’il y a toujours cette volonté d’isoler la Russie, il y a encore des instruments de pouvoir pour cela. Pourquoi ne pas les utiliser dans d'autres domaines que le sport ?", a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Ni hymne, ni drapeau russe pour les athlètes

Suspendu également par le CIO, le président du comité olympique russe, Alexander Joukov, a annoncé son intention de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Il juge la suspension injuste pour les athlètes, qui ne sont pas concernés par le dopage :

"Ce qui est très important, c'est que le CIO reconnaisse que nous avons fait beaucoup de travail pour mettre de l'ordre dans notre système de lutte contre le dopage. Mais bien sûr, être privé d'hymne national et de drapeau pour ces Jeux, c’est un gros inconvénient."

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