La réforme de l'assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants

Pierre Tremblay
·Journaliste
·1 min de lecture
La réforme de l'assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants
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CHÔMAGE - Plusieurs milliers de personnes, sous l’impulsion des intermittents du spectacle, ont manifesté, ce vendredi 23 avril, un peu partout en France pour demander le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, sauf revers devant le Conseil d’État.

Ces manifestations étaient organisées par les syndicats CGT et Solidaires et des associations comme le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) auxquels se sont joints des collectifs d’intermittents qui occupent des lieux culturels depuis plusieurs semaines.

De fait, les intermittents du spectacle, qui ne sont pas concernés directement par la réforme de l’assurance-chômage mais réclament une prolongation de leur année blanche et la réouverture immédiate des lieux culturels, constituaient le gros des cortèges.

“Vivre de l’art est un art de vivre”, “Festival: l’entubé de l’été”, pouvait-on ainsi lire sur les pancartes à Paris où plusieurs milliers de personnes, souvent jeunes, ont marché dans une ambiance festive dans l’après-midi depuis la place d’Italie vers la place de la Bastille.

Habillés de vêtements noirs avec une croix blanche, les manifestants marseillais, environ 300, ont descendu la Canebière vers le Vieux Port en faisant claquer les couvercles de caissons de matériel technique. Intermittent du spectacle à Martigues, Christophe Crispu s’inquiète: “On a eu une année blanche mais on arrive à la fin et on ne sait pas si elle sera reconduite”, explique le quinquagénaire, qui a travaillé un mois depuis un an.

Le nouveau mode de calcul dans le viseur

Dans le viseur des manifestants, l’entrée en vigueur c...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.