La Marianne de Shepard Fairey à Paris pleure, et c'est voulu par l'artiste

Jade Toussay
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La Marianne de Shepard Fairey a retrouvé son visage ce dimanche 14 février. Avec un petit ajout qui ne passe pas inaperçu, et s’inscrit cette fois dans une démarche de revendication politique. (Photo: OBEY GIANT/Shepard Fairey)
La Marianne de Shepard Fairey a retrouvé son visage ce dimanche 14 février. Avec un petit ajout qui ne passe pas inaperçu, et s’inscrit cette fois dans une démarche de revendication politique. (Photo: OBEY GIANT/Shepard Fairey)

CULTURE - Il y a deux mois, le XIIIe arrondissement de Paris découvrait la Marianne d’Obey Giant vandalisée, des larmes de sang coulant sur son visage. Ce lundi 15 février, une version restaurée a été révélée par l’artiste américain. Mais la larme est toujours là.

À l’origine sans “aucun parti pris politique”, la fresque de 10 mètres de haut peinte par Obey - Shepard Fairey de son vrai nom- en 2015, est bien connue des Parisiens et a fait son chemin jusque sur le bureau d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Aussi, le 14 décembre 2020, la mairie de Paris s’était émue de la voir dégradée, la devise “Liberté, égalité, fraternité” barrée et des larmes rouges peintes sur le visage. L’œuvre d’un collectif d’artistes anonymes qui voulait dénoncer la politique du gouvernement, les violences policières et le projet de loi “Sécurité globale” entre autres.

“Je suis du côté des gens qui s’opposent aux injustices”

Informé de la dégradation de son œuvre, “Obey” avait promis de la restaurer, sans pour autant condamner l’action anonyme. Repeinte, la Marianne a retrouvé son visage dimanche 14 février. Avec un petit ajout qui ne passe pas inaperçu, et s’inscrit cette fois dans une démarche de revendication politique: sur sa joue droite, coule une seule larme, bleue cette fois, mais qui rappelle celles ajoutées par les artistes anonymes.

“J’ai vu l’attaque de ma fresque, et lu les raisons qui motivaient la démarche. Je suis du côté des gens qui s’opposent aux injustices, et particulièrement quand il s’ag...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.