La loi "Sécurité globale" est-elle en train de manquer sa cible?

Romain Herreros
·Journaliste politique
·1 min de lecture
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 17 novembre à l'Assemblée nationale (illustration).  (Photo: BERTRAND GUAY via Getty Images)
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 17 novembre à l'Assemblée nationale (illustration). (Photo: BERTRAND GUAY via Getty Images)

POLITIQUE - L’été a été rythmé par la tournée tous azimuts de Gérald Darmanin qui, fait-divers après fait-divers, enchaînait les déplacements pour dénoncer “l’ensauvagement” à l’oeuvre dans la société et imprimer sa marque en tant que nouveau ministre de l’Intérieur. Une séquence sécuritaire qui a permis à la proposition de loi “Sécurité globale”, déposée en janvier 2020 par les députés LREM Jean-Michel Fauvergue (ancien du Raid) et Alice Thourot, de connaître un véritable coup d’accélérateur.

Ce texte, dont l’examen a été repoussé en raison de la crise sanitaire, est donc revenu sur le devant de la scène à la demande du gouvernement, le ministère de l’Intérieur voulant que cette PPL, amendée par ses soins d’un volet sur la protection des policiers, suive une procédure accélérée. Et c’est ainsi qu’un texte portant initialement sur le “continuum de sécurité”, entendu comme une meilleure coordination entre gendarmerie, police nationale, police municipale et entreprises de sécurité, s’est mué en objet polémique.

“On perd l’objet initial du texte”

Au-delà du très controversé article 24, d’autres points de cette loi, assez éloignés de son objectif initial, font également l’objet de critiques. Mardi 17 novembre, la Défenseure des droits Claire Hédon, récemment nommée par Emmanuel Macron, a fait part de ses inquiétudes concernant les articles 20, 21 et 22 jugés attentatoires “aux libertés fondamentales”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.