Les protections hygiéniques gratuites pour les étudiantes, une mesure d'urgence

Marine Le Breton
·Journaliste au HuffPost
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La dépense pour les protections se situe entre 5 et 10 euros par mois pour 46% des étudiants. (Photo: Tatiana Zabrodina via Getty Images)
La dépense pour les protections se situe entre 5 et 10 euros par mois pour 46% des étudiants. (Photo: Tatiana Zabrodina via Getty Images)

RÈGLES - Dès la prochaine rentrée scolaire, les protections périodiques seront gratuites pour les étudiantes. C’est ce qu’a annoncé ce mardi 23 février la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en brandissant une mesure supplémentaire de lutte contre la précarité des jeunes, particulièrement touchés par les conséquences sociales de la crise Covid.

Dans les prochaines semaines, 1500 distributeurs de protections hygiéniques devraient être installés dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires. Ces protections, qui seront “respectueuses de l’environnement”, sont aussi une vraie nécessité pour les étudiants.

En France, un budget de 5 millions d’euros était déjà alloué par l’État pour lutter contre la précarité menstruelle. Destiné principalement aux personnes incarcérées, aux sans-abri, aux collégiens et aux lycéens, ce fléchage ne concernait pas les étudiants, pourtant l’un des publics les plus précaires en France.

Comme nous le rapportions au début du mois, un tiers (33%) des étudiantes estimaient d’ailleurs avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques, selon les résultats d’une étude menée par trois associations auprès de 6518 étudiants en France.

7% des étudiantes en précarité menstruelle

Selon cette enquête, 13% des répondants déclaraient avoir déjà dû choisir entre des protections et un autre objet de première nécessité qu’ils n’ont pu acheter ou bien dont ils ont...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.