Grève reconduite jusqu'à mercredi dans les aéroports de Berlin

Les personnels au sol des deux aéroports de Berlin se sont mis en grève lundi matin, conduisant à l'annulation de 660 vols. A l'appel du syndicat Verdi, ils réclament une revalorisation de leur salaire horaire. /Photo prise le 10 mars 2017/REUTERS/Hannibal Hanschke

FRANCFORT (Reuters) - Les deux aéroports de Berlin devraient rester paralysés mardi, les personnels au sol ayant décidé de reconduire leur mouvement de grève qui a déjà provoqué l'annulation de plus d'un millier de vols depuis vendredi.

A l'appel du syndicat Verdi, ils réclament une revalorisation de leur salaire horaire et ont repris lundi leur action de protestation après une pause pendant le week-end.

Le syndicat Verdi a annoncé que la grève serait prolongée jusqu'à mercredi matin à 4h00 GMT.

Les débrayages aux aéroports de Tegel et de Schönefeld - desservis par des compagnies aériennes comme Air Berlin, Ryanair, easyJet et Lufthansa - a conduit à l'annulation de 660 vols lundi, soit la quasi totalité des vols de ces aéroports. Vendredi, 670 vols avaient été annulés.

Les compagnies aériennes se préparent à des annulations de même ampleur mardi. EasyJet a annoncé prévoir l'annulation de 49 vols et vouloir dérouter ses autres vols vers l'aéroport de Dresde. Air Berlin, de son côté, transférera certains passagers à Hanovre.

Parmi les passagers affectés a figuré le bourgmestre-gouverneur de Berlin, Michael Müller, obligé de faire un crochet par Dresde pour se rendre à Moscou.

Selon Air Berlin, la grève coûte au secteur des millions d'euros par jour, même s'il est encore trop tôt pour donner un chiffre précis.

Le syndicat Verdi demande une revalorisation d'un euro, à 12 euros, du salaire horaire des quelque 2.000 employés au sol dans le cadre d'un accord collectif annuel.

Les sociétés qui les emploient (Wisag, Zeoground, Ground solution, AHS et Swissport Berlin) ont d'abord proposé une augmentation d'environ 10 centimes par heure sur quatre ans, puis amélioré leur offre en proposant une hausse de 8% sur trois ans.

Le syndicat s'est dit prêt à engager des négociations pour mettre fin à la grève si la direction revoit encore sa copie, sinon le mouvement sera prolongé. "Il se peut très bien que demain matin nous disions que nous continuons la grève mercredi. C'est du 50/50", a déclaré à Reuters un représentant syndical, Enrico Rümker.

Un porte-parole des compagnies aéroportuaires a jugé la grève irresponsable. "Ça ne va pas aider à résoudre le problème" a-t-il dit.

(Victoria Bryan, Klaus Lauer et Peter Maushagen; Henri-Pierre André et Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)

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