La douane américaine vous demandera bientôt vos identifiants sur les réseaux sociaux ?

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Facebook, Twitter, Intagram ou encore Snapchat… vos profils pourraient bien être scrutés de près par le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS). Il a déposé le 23 juin une proposition pour ajouter aux formulaires d'entrée et de sortie aux Etats-Unis une case à remplir sur votre “présence en ligne”.

Si la mesure est adoptée, il faudra communiquer tous vos comptes. Rassurez-vous, vos mots de passe resteront secrets…

Renforcer la sécurité du pays

Internet est un outil de propagande utilisé par de nombreux djihadistes pour endoctriner et recruter de nouvelles personnes qui pourraient passer potentiellement à l’acte. Les Etats-Unis livrent plus que jamais une véritable guerre en ligne facilitée notamment par une législation plus souple qu’en France pour traquer les cybercriminels. Afin de renforcer un peu plus la sécurité du pays, le DHS souhaiterait connaître les identifiants de tous les étrangers qui entrent ou qui sortent du territoire. Une proposition en ce sens a été faite le 23 juin dernier : ”La collecte de données des réseaux sociaux améliorera le processus existant d’enquête et donnera au DHS plus de visibilité sur une éventuelle activité nuisible et des connexions. Cela fournira des outils supplémentaires pour que les analystes et les enquêteurs puissent mieux étudier l’affaire”.

Au bon vouloir du voyageur

Les citoyens américaines ont deux mois pour commenter cette mesure avant qu’elle soit officiellement étudiée. L’édition et le traitement de ces deux formulaires (entrée et sortie) coûteraient tout de même 291 millions de dollars par an (plus de 280 millions d’euros) pour un résultat qui n’est pas certain.
En effet, cette nouvelle case que les étrangers auront à remplir ne sera pas obligatoire. Il est fort à parier que votre passage à la frontière risque de durer un peu plus longtemps si vous décidez de ne pas vous y plier.

Depuis l’attaque de San Bernardino en décembre en Californie, les services de sécurité sont sous pression. L’un des tueurs avait communiqué sur les réseaux sociaux pendant l’attentat mais également avant, en envoyant des messages privés qui évoquaient ce type de tueries.