La dissolution de Génération Identitaire sert-elle à quelque chose?

Imane Lyafori
·Journaliste politique au Huffpost.
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Manifestation du groupuscule d'ultradroite Génération Identitaire, le 28 mai 2016 à Paris. (Photo: AFP)
Manifestation du groupuscule d'ultradroite Génération Identitaire, le 28 mai 2016 à Paris. (Photo: AFP)

POLITIQUE - “Nous sommes un mouvement de jeunesse qui souhaitons mettre en lumière nos thématiques”. Voici comment Thaïs D’Escufon présente Génération Identitaire, un groupuscule d’ultradroite dont elle est la porte-parole, qui se fait régulièrement remarquer pour ses actions anti-migrants.

Le samedi 13 février 2021, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé avoir engagé une procédure de dissolution. Une enquête préliminaire pour “provocation publique à la haine raciale” a été ouverte dans la foulée. Son président, Clément Gandelin, a jusqu’au 23 février pour “apporter des éléments nouveaux” qui empêcheraient cette dissolution.

En attendant, celui qui se fait appeler “Galant” organise une manifestation de soutien à Paris ce samedi 20 février, tandis qu’un contre-rassemblement lancé à l’appel de plusieurs organisations antifascistes a été interdit par la préfecture, qui évoque, à RTL, un problème de timing.

La procédure de dissolution, promise depuis des années, survient à la suite d’une des nombreuses actions menées par le groupuscule, à savoir l’opération anti-migrants au col du Portillon (Pyrénées), le 19 janvier dernier. Elle s’inscrit aussi et surtout dans un contexte où le projet de loi renforçant les principes républicains a été adopté, avec un axe principalement mis sur l’islamisme et non sur les autres groupes qui pourraient entrer dans cette catégorie “séparatiste”.

“Cette dissolution n’est qu’un signal politique”

Pour Jean-Yves Camus, pol...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.