La colère de Michel-Édouard Leclerc sur "la comédie" autour des produits non-essentiels

Jade Toussay
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ÉCONOMIE - “C’est le bordel”. Michel-Édouard Leclerc a publiquement critiqué la décision du gouvernement de fermer les rayons de produits “non essentiels” dans les grandes surfaces.

Sur Facebook ce mardi 3 novembre, le propriétaires des enseignes Leclerc a fait part de son incompréhension à la suite de la décision des autorités. “Le gouvernement a décidé que plutôt que de laisser ouvrir d’autres commerçants, la justice passait par la fermeture de nombreux rayons des hypers! (...) J’en suis navré pour les équipes des magasins. Elles méritaient mieux que cette comédie”, écrit Michel-Édouard Leclerc.

Annoncée dimanche, la mesure a été détaillée et est entrée en vigueur ce mardi, même si une certaine tolérance est prônée pour le premier jour, afin que les magasins puissent s’organiser. Un laps de temps qui reste cependant insuffisant, selon le propriétaire de Leclerc qui a déploré la “pression” mises sur les équipes.

“On nous donne un jour pour tout re-ranger (alors que tout marchait selon les règles et sans incident sanitaire)... J’adresse tous mes encouragements aux milliers de salariés et d’adhérents E.Leclerc (ainsi qu’à nos concurrents) qui vont devoir chambouler, en quelques heures et sur la base d’un décret à l’encre à peine sèche, des centaines de rayons partout en France. Ne croyez pas la tâche facile, ils y passeront encore de nombreuses heures aujourd’hui, comme ils y ont passé de nombreuses heures cette nuit”, a souligné le chef d’entreprise.

De nombreux autres professionnels du secteur ont fait le même constat: “ce n’est pas forcément facile, parce que si dans les grands magasins vous pouvez condamner des allées complètes, il peut y avoir dans les plus petits une même allée avec des produits autorisés et non autorisés”, a ainsi expliqué à l’AFP Dominique Schelcher, président de Système U.

Cette mesure, prise pour lutter contre l’épidémie mais aussi pour calmer la colère des petits commerces obligés de fermer, est loin de faire l’unanimité. Le gouvernement a prévu de préciser jeudi les solutions existantes pour permettre aux petits commerces de proximité de réaliser leur transformation numérique.

Dominique Schelcher, qui appelle au “sens des responsabilités [des] clients” pour respecter les restrictions sanitaires, estime “qu’on va vivre longtemps avec ce virus”. “Il faut qu’on ait tous conscience qu’on doit s’adapter, et qu’on va vivre différemment au quotidien demain, et particulièrement dans le commerce”. “Il faut réfléchir au mode d’organisation du commerce, en ligne et en physique, et plus on ira vite, plus on pourra soutenir l’activité économique”, observe-t-il encore.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.