La biodiversité meurt en Méditerranée, voici comment la sauver

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Des pompiers ramassent des poissons morts ale 06 juillet 2008 dans la rivière Agly sur la commune de Saint-Laurent de la Salanque. Image d'illustration.  (Photo: RAYMOND ROIG via AFP)
Des pompiers ramassent des poissons morts ale 06 juillet 2008 dans la rivière Agly sur la commune de Saint-Laurent de la Salanque. Image d'illustration. (Photo: RAYMOND ROIG via AFP)

VIVANT - Surpêche, prolifération des barrages, surconsommation d’eau, pesticides, climat. En 30 ans, la Méditerranée a connu un “effondrement” de sa biodiversité, alertent les scientifiques de la Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, dans un rapport publié ce lundi 7 juin.

En 1993 et 2016, les populations de vertébrés en Méditerranée ont baissé de 20%, jusqu’à 50% dans les écosystèmes côtiers, constatent les chercheurs. Et pourtant, il y a encore un peu d’espoir. “Soulagée à temps des pressions qui pèsent sur elle, la nature est capable de se régénérer rapidement”, peut-on lire dans le communiqué. La biodiversité meurt, voici ce qui marche pour la sauver.

Au total, un cinquième des espèces du bassin méditerranéen est menacé d’extinction. Pour parvenir à ces résultats, le rapport “Méditerranée vivante” a agrégé les suivis d’abondance de 80.000 populations animales, sur 30 ans. Particulièrement menacé, le thon rouge est notamment 90% moins abondant qu’il y a 30 ans. Mais d’autres animaux font leur retour, grâce aux actions de conservation de la biodiversité.

L’encadrement de la chasse et de la pêche, la protection des habitats des espèces les plus rares, le contrôle des sources de pollution ou encore les réintroductions d’animaux ont permis de sauver de l’extinction un grand nombre d’espèces, “voire même de les faire prospérer”, précise la Tour du Valat dans un communiqué.

“Inverser la courbe, c’est possible”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.