La baisse des féminicides "montre que quand on veut, on peut"

Lucie Hennequin
·Journaliste, Le HuffPost
·1 min de lecture
Des femmes manifestent et brandissent une pancarte "Stop féminicides", le 23 novembre 2019 à Marseille.  (Photo: CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)
Des femmes manifestent et brandissent une pancarte "Stop féminicides", le 23 novembre 2019 à Marseille. (Photo: CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

JUSTICE - 90 femmes ont été tuées par leurs conjoints et ex-conjoints en 2020. Ce chiffre, annoncé mardi 2 février par le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, marque une baisse significative du nombre de féminicides puisque 146 avaient été comptabilisés en 2019. Pour les associations, cette tendance, due en grande partie au contexte sanitaire et la crise actuelle, montre que quand on veut, on peut. Encore faut-il que la volonté politique perdure dans le temps.

Sur la baisse des féminicides, le constat est le même. “D’autres associations en dénombrent une petite dizaine de plus, mais le sujet n’est pas là, explique au HuffPost Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. On est effectivement sur une baisse qui est significative, entre 2019 et 2020. Mais elle tient au contexte tout à fait exceptionnel et particulier du confinement.”

Même réserve du côté de Caroline De Haas, du collectif #NousToutes. “Sur les chiffres des violences, notamment de féminicides, je reste toujours prudente, répond-elle au HuffPost. Qu’est-ce qu’on se dira si ça remonte l’an prochain?”

Pour Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme, ce chiffre ne prend en revanche pas en considération tous les meurtres pouvant être qualifiés de féminicides. “Parfois, on confond féminicide et homicide conjugal, rappelle-t-elle. Or, pour nous, les féminicides, ce sont les meurtres sexistes. Et il y a d’autres configurations que le couple: entre adolescents, par exemple, lors d’un refus de relation, ou bien des personnes en prostitution...”

Des efforts pendant la crise sanitaire

Ce qui est sûr, c’est que depuis le début de la crise sanitaire, la mobi...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.