Les traces de Covid dans les eaux usées annoncent-elles que le pic est derrière nous?

Quang Pham
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Des eaux usées reposent, le 11 février 2002, dans les bassins de décantation de la station de traitement des eaux "Seine-Aval" située dans la plaine d'Achères (Yvelines) avant d'être rejetées dans la Seine. Photo d'illustration. (Photo: JEAN-PIERRE MULLER via AFP)
Des eaux usées reposent, le 11 février 2002, dans les bassins de décantation de la station de traitement des eaux "Seine-Aval" située dans la plaine d'Achères (Yvelines) avant d'être rejetées dans la Seine. Photo d'illustration. (Photo: JEAN-PIERRE MULLER via AFP)

CORONAVIRUS - Est-ce un signe avant-coureur d’un début de reflux de l’épidémie de coronavirus? Dans les eaux usées d’Île-de-France, le Covid-19 serait en diminution, a déclaré ce dimanche 11 avril à FranceInfo Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne Université et co-fondateur de l’Observatoire épidémiologique dans les eaux usées (Obépine).

Les eaux usées peuvent effectivement être un traceur efficace pour pister la circulation du Covid-19. Le virus se retrouve dans les selles quelques jours après l’infection, une présence qui a permis aux scientifiques de repérer le génome du Covid dans les eaux usées françaises dès mars 2020, expliquait dans un précédent entretien au HuffPost Sébastien Wurtzer, microbiologiste virologue à Eau de Paris et chercheur du réseau Obépine.

Evolution de l'indicateur Obépine sur 30 jours (à gauche) et sur 7 jours (à droite), du 29 mars au 4 avril. (Photo: Réseau Obépine)
Evolution de l'indicateur Obépine sur 30 jours (à gauche) et sur 7 jours (à droite), du 29 mars au 4 avril. (Photo: Réseau Obépine)

Prémices d’une légère diminution

Pour la semaine du 22 mars 2021, les cartes de relevés du réseau de surveillance Obépine indiquent donc une baisse de la présence du Covid-19 dans les eaux usées de la région parisienne. “Nous sommes dans les prémices d’une légère diminution, pour l’instant seulement constatée dans la station servant Paris intra-muros”, analyse Sébastien Wurtzer. “Cette diminution ne se généralise cependant pas encore à l’ensemble des stations”, prévient néanmoins le chercheur.

Reste que cette baisse est “assez bien corrélée aux données qu’on a sur les données épidémiologiques d’incidence notamment, et de taux de positivité des dernières semaines”, a ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.