Laïcité, sécurité, Le Pen : les combats de Darmanin

·2 min de lecture

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin revient sur le devant de la scène. Lundi, il a entamé son marathon de deux semaines à l’Assemblée nationale avec l’examen de son texte de loi contre le séparatisme. Jeudi, il affrontera sur France 2 Marine Le Pen.

Un projet de loi à défendre, un livre à promouvoir, un duel télévisé très médiatisé plus un «Beauvau de la sécurité». Au choix, Gérald Darmanin va soit ravir ceux qui voient en ce sarkozyste rallié à Emmanuel Macron un des talents prometteurs de la politique, soit agacer ceux qui ne supportent (déjà) plus ce traître. Le ministre de l’Intérieur s’offre une intense séquence médiatique comme ils les adore. L’ancien compagnon de route des Républicains est partout en même temps. Impossible de le rater.

Sa folle quinzaine a commencé, lundi à l’Assemblée nationale, avec l’examen du projet de loi confortant les «principes républicains». Un texte qui va soulever de vives discussions avec les oppositions qui accusent pêle-mêle le patron de la place Beauvau soit de ne pas aller assez loin pour défendre la laïcité, soit d’en faire trop au risque de stigmatiser les Français de confession musulmane. L’intéressé, lui, se veut concentré sur ce qui constitue, selon lui, l’un des textes majeurs de la mandature. Il n’est pas loin de penser que le président de la République abat une de ses cartes maitresses avant 2022 afin de conforter l’électorat de droite qu’il a conquis depuis quelques années.

Un essai de quatre-vingt-dix pages

Gérald Darmanin a fait de ce sujet de la laïcité l’une de ses marques de fabrique. Il y consacre un court essai* de quatre-vingt-dix pages pour démontrer la nécessité de «réimposer la laïcité». Cette formule résume sa conviction qu'il porte depuis longtemps et qu’il a défendue depuis le début du mandat auprès d’Emmanuel Macron qui a beaucoup évolue sur le sujet.

Dans son «manifeste», l'auteur décrit d'emblée «l'islamisme» comme «l'ennemi». Il prend bien soin de le distinguer de l'islam, «vieille(...)


Lire la suite sur Paris Match