Laïcité: Blanquer et Melenchon s'écharpent par tweets interposés

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Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 27 octobre 2020 à Paris

Laïcité: Blanquer et Melenchon s'écharpent par tweets interposés

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 27 octobre 2020 à Paris

"Obscurantiste", "je vous plains"... le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon se sont vivement apostrophés mardi à propos de la laïcité, lors d'un échange de tweets ressortant la notion d"'islamo-gauchisme".

Tout est parti des questions au gouvernement, où le député LFI Alexis Corbière a accusé le ministre de l'Education de "parler comme l'extrême droite", dans une question qu'il a ensuite postée sur twitter.

"Il est temps que vous cessiez de mentir et de diffamer pour masquer vos ambiguïtés quant à la laïcité", a répliqué sur le réseau social M. Blanquer, ajoutant: "Vous abîmez l'idée républicaine en insultant ses défenseurs. Reprenez-vous. Soyez clair sur le fond et calme sur la forme".

La réponse de M. Mélenchon ne s'est pas fait attendre: "Blanquer l'obscurantiste veut interdire certaines recherches en sociologie. Il accuse: islamo-gauchisme! Peut-il dire ce que cela signifie?", a-t-il lancé, ajoutant que "cet activiste de l'école privée ne tolère pas la contradiction".

"Et si vous vous calmiez Jean-Luc Mélenchon? Votre outrance n'échappe à personne. Mais elle ne vous crée pas un droit au mensonge, à l'insulte ou à la diffamation", a aussitôt répondu M. Blanquer. "Sortez de l'ambiguïté sur la laïcité et vous vous sentirez mieux, plus calme et plus républicain", a-t-il ajouté.

Réaction sans délai de M. Mélenchon: "Je vous plains. Vous perdez votre sang-froid car vous avez été démasqué par Alexis Corbière. Vos outrances et calomnies attestent votre panique", a-t-il affirmé.

Le 22 octobre, M. Blanquer avait dénoncé "l'islamo-gauchisme" qui fait selon lui "des ravages à l'université", en prenant notamment pour cibles le syndicat étudiant Unef et La France Insoumise, une déclaration qui avait suscité une vive émotion de la Conférence des présidents d'université. 

M. Blanquer avait alors pointé toutes les formes de "complicités intellectuelles" de crimes comme celui du professeur Samuel Paty, assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

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