Laïcité abandonnée, accusations de clientélisme, indigénisme : en banlieue parisienne, les repères républicains brouillés pour les municipales

A l'origine de l'échec de la fusion PCF-LFI à Saint-Denis, le militant indigéniste Madjid Messaoudene n'arborera plus son écharpe tricolore d'élu après le second tour des municipales.

Le schématisme n'a pas sa place en lisière de la capitale. Alors que la ceinture rouge qui encerclait Paris se disloque au fil des années, plusieurs villes de banlieue voient la gauche se fracturer autour de la question républicaine à l'occasion du deuxième tour des municipales. Mais il est impossible de dresser un état des lieux global, tant les contextes locaux font varier les positionnements. Illustration avec trois cas particuliers, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

A Saint-Denis, divorce Insoumis - communistes autour du cas Messaoudene


Le cirque de Madjid Messaoudene a terminé son dernier tour de piste. Depuis de longues années, le délégué à l'égalité des droits et à la lutte contre les discrimination de la mairie de Saint-Denis attire plus l'attention via les polémiques qu'il déclenche sur les réseaux sociaux que pour son action sur le terrain. Tweets moqueurs ironisant sur l'attentat antisémite de Mohammed Merah, promotion tous azimuts de l'indigénisme, conflits avec les militants universalistes de sa ville… Cette frénésie quotidienne prendra après le deuxième tour des élections municipales ce dimanche 28 juin, mais Madjid Messaoudene est tout de même parvenu à être au coeur de l'imbroglio qui pourrait faire perdre au Parti communiste l'une de ses mairies les plus emblématiques.

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