L’Union européenne envisage de nouvelles sanctions contre la Russie

L'Union européenne travaille sur de nouvelles sanctions contre la Russie. Ces travaux font suite à l'annonce du président russe de soutenir des référendums illégaux en Ukraine.

Ce nouveau train de mesures devrait cibler des secteurs spécifiques comme l'aviation. Il pourrait aussi interdire l'exportation de technologies nécessaires à l'industrie russe. Enfin plusieurs personnalités pourraient être ajoutées à la liste noire de l’UE. Pour la présidente de la Commission européenne les sanctions portent leurs fruits.

"Si vous regardez le secteur financier en Russie, il est en état de survie. L'industrie russe est en lambeaux", assure Ursula von der Leyen.

Elle donne l’exemple du complexe militaire qui "rencontre beaucoup de difficultés pour réapprovisionner les forces armées, parce que les technologies de pointe manquent. Elles viennent de chez nous et elles ne sont plus livrées, les exportations sont interdites", ajoute la responsable allemande.

Le Kremlin a mis l'économie russe sur la voie de l'oubli

La Commissaire européenne en charge de l'Energie estime que de nouvelles sanctions contre les ressources énergétiques russes sont peu probable. Toutefois un plafonnement du prix du gaz reste sur la table, même si l’idée est loin de faire l'unanimité entre les 27.

"L'énergie est déjà concernée par plusieurs sanctions, je pense personnellement qu'il est nécessaire de mettre en place un plafond sur le prix du gaz russe parce que nous n'avons pas encore de sanction sur le gaz. Il n'est pas juste que la Russie, qui manipule les approvisionnements, couvre partiellement la réduction des volumes par des prix plus élevés", précise Kadri Simson.

A l'assemblée générale de l'ONU, le chef de la diplomatie européenne a accusé la Russie d'entraîner le monde dans une récession planétaire et dans une crise alimentaire mondiale. Josep Borrell assure qu'en plus des sanctions, l'UE soutiendra la Cour pénale internationale pour garantir la justice et la responsabilité des autorités russes.