L’UE refuse de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan

La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, rencontrait ce mardi le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, aux côtés des ministres des affaires étrangères des pays membres du G5 Sahel réunis à Ouagadougou lors de la cinquième réunion interministérielle.Préoccupés par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’espace G5 Sahel, les participants à la rencontre de Ouagadougou appellent à une réaction déterminée et concertée des pays concernés et leurs partenaires. C’est dans ce cadre que l’Union européenne envisage un renforcement des capacités des forces armées de chaque pays, selon Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères. « [L'UE] a bien voulu qu’il y ait un renforcement des capacités nationales de l’armée, a-t-il déclaré, il va y avoir cette possibilité. Il est important que nous renforcions l’intérieur des pays à travers les capacités de nos armées nationales. »Le démantèlement urgent des milices Dans un contexte difficile, avec la recrudescence des attaques terroristes, Federica Mogherini, Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, a annoncé une aide supplémentaire à la force conjointe du G5 Sahel. « Il y a un contexte de dégradation significative de la situation sécuritaire, la multiplication des attaques et des violences, y compris des violences communautaires. L’Union européenne appuiera la force conjointe, y compris sa composante police, à hauteur de 138 millions d’euros additionnels. »Afin de lutter contre les exactions commises par les groupes d’autodéfense et prévenir toute escalade de la violence, les participants à cette cinquième réunion soulignent l’urgence de procéder au démantèlement des milices dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité.►À lire aussi : L’UE et les pays du G5 Sahel ensemble pour améliorer l’efficacité de l’organe

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rappelé que l’Union européenne refusait de reconnaitre la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, ce mardi 16 avril, devant le Parlement européen de Strasbourg, réunie pour la dernière session plénière avant les élections. Un rappel qui fait suite à la récente annonce de Donald Trump, le président américain, de reconnaitre l’annexion du Golan par Israël. Les Européens refusent donc de s’aligner sur la politique américaine au Proche-Orient.

Avec notre correspondante à Strasbourg,   Domitille Piron

Le 21 mars dernier,Donald Trumpannonçait reconnaitre la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. Une annonce contraire à la politique américaine au Proche-Orient depuis des décennies et qui intervenait quelques semaines avant les élections législatives en Israël.

Alors à la demande des eurodéputés et dirigeants européens, la cheffe de la diplomatie, Federica Mogherini a réaffirmé ce mardi dans l’hémicycle la position de l’Union européenne vis-à-vis du plateau du Golan.

« L’Union européenne ne reconnait pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967, selon le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU »,  a-t-elle déclaré.

Une position maintes fois répétée, a insisté Federica Mogherini, qui estime dangereuse l’idée de modifier des frontières manu militari. Elle a également et avec précaution rappelée l’amitié et les partenariats de l’Union européenne, avec Israël, avec la Palestine et avec les États-Unis.

« Il est important pour nous, l'Union européenne, et nous sommes unis sur ce point, de redire qu’abandonner la solution des deux États n’apportera que le chaos », a-t-elle dit.

Mais l’Union des 27 ne semble pas si évidente. Récemment en Roumanie une polémique entre la Première ministre et le président roumain a fait débat sur le transfert de l’ambassade roumaine à Jérusalem.

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