L’UE se penche sur le scandale d’espionnage Pegasus

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Le logiciel d'espionnage Pegasus devait servir pour lutter contre la criminalité. Mais au final ce sont des personnalités comme le président français, des journalistes ou des militants qui sont devenus, selon les accusations, la cible de cet outil proposé par l'entreprise israélienne NSO Group.

Pour les responsables européens et les institutions de l'UE, le scandale révélé au mois de juillet est un signal d'alarme. Selon l’eurodéputé Gwendoline Delbos-Corfield il faut faire toute la lumière sur cette affaire. Il faudra "mettre ensuite les gouvernements face à leurs responsabilités, ceux qui ont eu recours à ce logiciel comme le gouvernement hongrois qui serait le seul Etat membre à l'avoir employé mais aussi les autres pays membres qui n'ont pas réagi et qui n'ont pas dit clairement qu'ils étaient opposés", insiste la parlementaire écologiste.

Une enquête, menée par une quinzaine de rédactions, a révélé la liste des gouvernements clients de ce logiciel d'espionnage de téléphone. Pour certains experts il faut aussi enquêter sur les motivations derrière ces révélations. "Je pense que cette liste on l'a donnée à des journalistes et à Amnesty International. C'est un pays qui l'a donnée. C'est une chose qui devrait autant intéresser les dirigeants européens : qui était à l'origine des fuites que les faits eux-mêmes", juge Claude Moniquet, directeur du European Strategic Intelligence and Security Center.

Selon des sources parlementaires annoncées mardi, la police fédérale allemande aurait, elle aussi, eu recours à ce logiciel. Le scandale Pegasus est à l'ordre du jour de la session plénière du Parlement européen la semaine prochaine. La Commission mène aussi son enquête sur cette affaire.

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