«[L’Otan] n’est plus obsolète. […] C’est un rempart pour la paix internationale.»

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Mercredi, Donald Trump rencontrait le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, à Washington. Dans un retournement public, le président américain a déclaré le contraire de ce qu’il disait mi-janvier. Laurence Nardon, directrice du programme Amérique du Nord à l’Institut français des relations internationales (Ifri), y voit le début de la normalisation, tant annoncée, du président américain : «Trump avait déjà commencé à rentrer dans le rang depuis son investiture, d’abord à cause du fonctionnement des contre-pouvoirs : son décret sur l’immigration a été débouté deux fois par le pouvoir judiciaire. Sa réforme de l’Obamacare a été refusée par le pouvoir législatif. Mais ces deux dernières semaines ont été une séquence stupéfiante de retournements en matière de politique étrangère. Est-ce que ce changement est délibéré de la part de Trump et de son équipe ? Je pense qu’il a été pensé et préparé par cette dernière. Le Président a quand même nommé des personnes qui, idéologiquement, ne sont pas du tout comme lui. Ce sont eux qui le tirent vers leurs propres positions, loin de Steve Bannon, conseiller spécial du président, ancré à l’extrême droite. Mais ce n’est probablement pas délibéré de la part de Trump. Il n’a pas décidé, un jour, de faire campagne sur des discours populistes, puis de devenir un conservateur traditionnel une fois élu. Il subit plutôt le poids de sa fonction et la pression de ses conseillers.

«Mais Trump reste un président imprévisible. Il ne faut pas s’attendre à avoir désormais un Ronald Reagan à la Maison Blanche. Cependant, il semble bien abandonner cette parole populiste et contestataire ciblant à la fois les étrangers et les élites, qu’il a adoptée pendant la campagne.»



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