L’Orchestra Baobab : kora corps à Dakar

Libération.fr

Après dix ans sans album, le groupe sénégalais revient avec «Tribute To Ndiouga Dieng», un hommage à un de ses chanteurs mort en novembre.

«Soyez raisonnables ! Il faut que l’on arrête car on doit jouer ailleurs plus tard !» Costume impec et petit couvre-chef, le saxophoniste Thierno Koite prend le micro pour clore un show commencé deux heures trente plus tôt. Passé minuit, le DJ Stay Calm peut poursuivre dans le même sillon, aussi panafricain que créolisé, histoire de faire danser le public venu fêter ce 25 mars la sortie du nouvel album du Baobab.

Nous sommes au Bastion pirate, un joli lieu logé à Cité Comico, au cœur du Dakar populaire. Ce choix rappelle qu’avant d’être un groupe culte chez les amateurs de sons cubains et diggers d’afro groove de tous horizons, l’Orchestra Baobab est un pilier de la scène sénégalaise. C’est ici qu’il ne cesse de jouer, «dans des soirées privées, pour des galas, dans des night-clubs comme le Just for You… ou encore hier soir au Sofa, un restaurant très chic», explique Balla Sidibé, chanteur à casquette et voix de tête du combo.

Mbalax. C’est aussi sur scène, au tout début de l’année 1970, que tout a commencé - dans un club pour les gens de la haute société locale, le Baobab. «Un ancien ministre, neveu du président Senghor, avait besoin de satisfaire ses amis. Lui et quelques associés ont recruté des membres du Star Band, ceux qui ont formé l’ossature du groupe», se rappelle le sexagénaire saxophoniste, récemment promu chef du Baobab, quand le guitariste Barthélémy Attisso n’a pas rempilé pour cet album de l’orchestre, légende des nuits de la capitale sénégalaise dans les années 70. C’était la grande époque des orchestres en version latino, dont le modèle ultime demeure le Bembeya Jazz, un combo formé aux bons soins du Guinéen Sékou Touré, avant que ce dernier ne gâte l’histoire des indépendances par une féroce répression, tenté par le repli nationaliste. C’était avant aussi que le mbalax ne change la donne au tournant des années 80, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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