L’ONU dénonce l’inaction contre le réchauffement climatique : « Nous nous dirigeons vers une catastrophe mondiale »

Les politiques de réductions des émissions de gaz à effet de serre telles qu’elles sont actuellement menées par des États incapables de tenir leurs propres engagements, nous conduisent vers un réchauffement de +2,8 °C, alors que l'année 2022 a déjà vu se multiplier les impacts du changement climatique à travers le monde — inondations dramatiques, sécheresses, canicules, feux de forêt, etc. —, rappelle le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans un rapport analysant les engagements internationaux de réduction de leurs émissions.

Réchauffement climatique : le monde qui nous attend si rien ne change, selon le Giec

Or l’Accord de Paris, principal traité de lutte contre le changement climatique conclu en 2015, rappelons-le, fixe pour objectif de contenir « l’élévation de la température moyenne de la Planète nettement en dessous de +2 °C » et si possible à +1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle. Époque où les humains ont commencé à utiliser massivement les énergies fossiles (d’abord le charbon, puis le pétrole et le gaz) qui produisent les gaz à effet de serre responsables du réchauffement, qui atteint déjà près de +1,2 °C.

Des engagements très insuffisants de la part des États

La dernière COP26, voici un an à Glasgow, avait appelé les près de 200 pays signataires de l’Accord à renforcer leurs lettres d'engagement détaillant leurs plans de réduction des émissions, appelées techniquement les « contributions déterminées au niveau national » (NDC).

Mais fin septembre, seuls 24 pays avaient déposé des NDC nouvelles ou révisées, qui ne contribueraient à réduire les émissions en 2030 que d'un petit point de pourcentage supplémentaire, selon les calculs du PNUE, qui prévient que « le monde se précipite vers une augmentation de la température bien au-dessus de l'objectif de l’Accord de Paris ».

Qu’est-ce que cela change un demi-degré de réchauffement de plus ?

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