L’ONU annonce la “découverte macabre” de deux charniers dans l’est de la RDC

PHOTO SEBASTIEN KITSA MUSAYI / AFP

Deux fosses communes contenant les corps de 49 civils, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont été découvertes dans la région d’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). Mercredi 18 janvier, le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a publié un communiqué faisant état de ces “découvertes macabres” par des Casques bleus de la mission de maintien de la paix dans le pays, la Monusco.

Quarante-deux victimes, dont six enfants, ont été dénombrées dans un charnier découvert dans le village de Nyamamba, et sept autres dans le village de Mbogi, à une trentaine de kilomètres de Bunia, chef-lieu de cette province de la région des Grands Lacs. Comme le rappelle le porte-parole de l’ONU, la zone a été le théâtre de massacres de civils durant le week-end du 14 janvier.

Dans un article publié lundi 16 janvier, Radio Okapi, qui a son siège à Kinshasa, affirmait que 31 personnes avaient été tuées à la suite des attaques à Nyamamba et Mbogi : “Les corps de ces habitants ont été inhumés dimanche 15 janvier par un groupe de jeunes, après le déploiement depuis le week-end des militaires des FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo] dans la zone.”

La milice Coopérative pour le développement du Congo, connue sous l’acronyme Codeco, serait responsable du massacre. Forte de plusieurs milliers d’hommes, elle prétend protéger la tribu lendu contre la tribu hema et l’armée nationale.

Protestations dans toute la région

Selon les témoignages recueillis par le site 7sur7.cd, les habitants se sont plaints de l’absence des FARDC le jour de l’attaque. Dans un autre article, 7sur7.cd ajoute : “Une journée ville morte a été observée ce mercredi 18 janvier 2023 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Cela après l’appel lancé par la société civile pour protester contre la persistance de l’insécurité, mais aussi en mémoire des victimes des atrocités commises par des groupes armés.” Le mouvement a également été suivi dans d’autres villes de la province et devrait durer jusqu’au 20 janvier.

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