L’occupation israélienne est la «principale cause» des tensions au Proche-Orient, selon l’ONU

Dans un rapport, une commission du Conseil des droits de l’homme accuse Tel-Aviv d’être en grande partie responsable de l’instabilité chronique de la région, en menant une « occupation perpétuelle » des territoires palestiniens. La conclusion n’a rien de neuf. Mais elle suffit à faire bondir Israël, qui dénonce un « rapport biaisé » rédigé par une « militante anti-Israël ».

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Les mots sont soupesés, mais juste assez clairs pour ne pas laisser de doutes sur la nature des conclusions : les « causes profondes [du conflit] pointent dans leur immense majorité vers Israël », dit la présidente de la commission d’enquête, Navi Pillay. L’ancienne haute-commissaire aux droits de l'homme évoque la « sensation d’impunité » et le fait qu’Israël « n’a pas l’intention » de mettre fin à l’occupation comme autant de facteurs aggravant les tensions. « Mettre fin à l'occupation de territoires par Israël, en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité, reste crucial pour mettre fin au cycle persistant de violences », peut-on lire dans ce premier rapport rédigé par cette commission.

Ce que dit la commission d’enquête, créée l’an passé après la guerre éclair entre le Hamas et Israël, des dizaines de rapports l’ont déjà dit, sous des formes plus ou moins différentes. Mais avec ce texte, le Conseil des droits de l’homme montre surtout sa volonté de remettre le conflit israélo-palestinien à l’agenda diplomatique et médiatique international.

(Et avec AFP)


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