"L’Œil de l'Européen" : quand la démocratie britannique prend l'eau par temps de Brexit

France 3

Six mois de discussions totalement stériles sur le Brexit entre le Parlement et la Première ministre... que se passe-t-il dans cette démocratie britannique tant admirée des Français ? A-t-elle atteint ses limites ?

Crise constitutionnelle (dans un pays qui n'a pas de Constitution)

Après un bref rappel de certaines traditions pittoresques restées en vigueur au parlement britannique (comme "eyes" et "nose" pour "yes" et "no"...), Alex Taylor pointe la crise constitutionnelle... dans un pays qui n'a pas de Constitution. Les députés qui souhaitaient à 60% rester dans l'Union européenne sont en désaccord avec le peuple qui a voté à 52% pour le Brexit... et avec l'exécutif qui doit le mener à bien. Or ces députés ne savent pas ce qu'ils veulent : le 27 mars, ils ont rejeté les huit amendements proposés pour modifier l'accord de retrait négocié par Theresa May (et déjà rejeté deux fois)...

Gouvernement minoritaire sans culture de consensus

Le système lui-même n'est pas fait pour le compromis, explique Alex Taylor. Alors que la plupart des parlements sont disposés en hémicycle, la configuration du parlement britannique oppose frontalement la Première ministre et l'opposition. "Ça marche quand il y a des gouvernements forts, mais là, c'est un gouvernement minoritaire", analyse le chroniqueur avant de rapporter ces propos d'un député allemand : "Nous, on a l'habitude des gouvernements de coalition. (...)

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