L’Italie dénonce une décision de justice égyptienne dans l’affaire Giulio Regeni

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Les autorités italiennes jugent «inacceptable» la décision du parquet égyptien de dédouaner les quatre agents de la Sûreté nationale mis en cause par le parquet de Rome dans le meurtre de Giulio Regeni, un étudiant italien tué à l’âge 28 ans en janvier 2016 au Caire.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir,

C’est un nouveau rebondissement qui, cette fois-ci, fait réagir immédiatement le gouvernement italien. En effet, le procureur général égyptien, Hamada Al-Sawy, estime, je cite, qu’il n'y a « pas lieu de poursuivre une action devant une juridiction criminelle pour le meurtre de Giulio Regeni, car l'auteur est inconnu ».

Le ministère des Affaires étrangères, dirigé par Luigi di Maio, a annoncé qu’il continuera à « agir à tous les niveaux, y compris l’Union européenne, afin que la vérité sur le meurtre de Giulio Regeni émerge enfin ».

Pour leur part, les parents de l’étudiant italien, mort des suites de tortures atroces subies pendant neuf jours, n’ont pas fait de déclaration publique. Mais, comme eux, l’Italie toute entière attend vérité et justice depuis près de cinq ans.

En janvier 2016, l'étudiant italien Giulio Regeni, alors âgé de 28 ans, avait été enlevé par des inconnus et son corps retrouvé torturé et atrocement mutilé quelques jours plus tard dans la banlieue du Caire.