L’Isle-Adam : « Si je l’avais entendu respirer, elle serait encore avec moi »

Frédéric Naizot
Cindy avait accouché dans les sanitaires de sa caravane, au camping de L’Isle-Adam

Poursuivie pour privation de soins suivie de la mort de son nourrisson, la mère jugée aux assises pensait que son bébé était mort avant de le mettre dans un sac.


Qu’est-il arrivé à Cindy, cette mère de famille entièrement dévouée à ses trois enfants, le 3 février 2012 ? Comment après avoir tenté de dissimuler sa grossesse à ses proches, en est-elle arrivée à accoucher seule dans les sanitaires de sa caravane, à quelques mètres de l’entrée de la clinique Conti, à L’Isle-Adam, sans voir que la petite fille était vivante, puis à l’enfermer dans un sac plastique et la jeter dans le coffre de la BX ? Autant de questions sur lesquelles la cour d’assises du Val-d’Oise a commencé à s’interroger ce vendredi, au premier jour du procès de l’accusée qui encourt trente ans de réclusion criminelle. Elle doit répondre de privation de soins suivie de mort d’un mineur de 15 ans.

L’après-midi des faits, elle alerte les secours pour des saignements. Conduite à la clinique, elle explique être enceinte d’un mois et demi et avoir fait une fausse couche. Mais le médecin relève la présence d’un placenta d’un bébé à terme, le cordon ombilical noué, attestant d’un accouchement tout récent. C’est dans ces circonstances que les policiers ont été alertés, retrouvant le corps dans la voiture, les traces de sang dans la petite caravane hors d’âge et insalubre dans laquelle se pressaient les cinq membres de la famille. Le bébé, une petite fille, était bien vivant à la naissance et, selon le légiste, a survécu quatre heures avant de mourir par asphyxie.

Toutes ces questions, l’accusée a confié se les poser sans cesse depuis les faits. « Je le vis très mal. Si je l’avais entendu respirer, elle serait encore avec moi. Cela fait six ans que cela tourne dans ma tête avec toutes les questions. Pourquoi je n’ai pas vu qu’elle était en vie ? Et surtout pourquoi je l’ai mise dans un sac ? J’ai une culpabilité énorme. Il y a six ans, ce qui m’a sauvé, ce sont mes enfants. Sans eux, je ne serai pas là devant (...)

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