L’Ircam fait renaître une expérience « son et laser » du compositeur Iannis Xenakis pour la Fête de la Musique

© AFP

Un tourbillon de sons et de lumières, venu tout droit des folles années 1970, est annoncé le 21 juin sous la fontaine Stravinsky, à côté du Centre Pompidou. C’est là que se trouve la salle de concert de l’Ircam, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique, dont les bâtiments sont à la fois en sous-sol et en surface. La pièce de 300 mètres carrés, baptisée Espro (pour espace de projection) par le chef d’orchestre Pierre Boulez , ressemble à une boîte dans une boîte, posée sur des ressorts afin d’être protégée des vibrations. L’acoustique y est modifiable : plus de 170 petits panneaux, appelés périactes comme dans le théâtre grec antique, permettent de modifier la réflexion du son, en étant plus ou moins absorbants. Ce petit bijou de technologie a été fermé pendant huit ans, le temps de le désamianter. L’Espro rouvre pour la Fête de la musique, et le fera en fanfare. Ou plutôt dans un déluge de sons, de cliquetis, de roulement de train, de tonnerre, de ­grésillements…

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L’Ircam a décidé de faire revivre au public, pendant deux semaines, une expérience datant de 1972 : Le Polytope de Cluny, du ­compositeur Iannis Xenakis . Cette œuvre d’avant-garde attira plus de 200 000 visiteurs aux thermes de Cluny pendant plus d’un an. Tout le monde devait s’allonger au sol, écouter et regarder des traits de lumière striant l’obscurité et des flashs explosant dans le noir. En plus de sa partition de musique électronique composée ...


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