L’Iran condamne le «sabotage» de son navire en Méditerranée par un «explosif»

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L'Iran a dénoncé samedi 13 mars un acte de « sabotage » en mer Méditerranée sur un porte-conteneurs appartenant à une compagnie iranienne, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Celui-ci affirme que l'attaque a causé des dégâts sur le bateau.

Nous avons « reçu des informations confirmant que le navire a subi une attaque de sabotage », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, jugeant que l'incident était « une violation flagrante du droit international et du droit maritime ».

Le cargo, nommé Iran Shahr-e-Kord et appartenant à la compagnie iranienne IRISL, faisait route entre l'Iran et l'Europe lorsque sa coque a été touchée par « un engin explosif » mercredi 10 mars, a affirmé vendredi 12 mars un porte-parole de la compagnie, dénonçant un « acte terroriste » et un « exemple de piraterie maritime ».

Saïd Khatibzadeh a pour sa part « condamné » l'attaque, confirmant qu'elle « a entraîné des dommages à ce navire », sans plus de précisions. Il a souligné que Téhéran suit « sérieusement » l'incident dans « ses différentes dimensions » pour en « identifier les auteurs ».

L'incident survient moins de deux semaines après qu'Israël a accusé Téhéran d'être à l'origine d'une attaque contre un navire israélien dans le golfe d'Oman. Des accusations démenties par l'Iran. En 2019, la zone avait été au cœur de plusieurs incidents et imbroglios diplomatiques entre Téhéran, les États-Unis et d’autres pays du golfe persique.

La compagnie IRISL a été mise sur liste noire par les États-Unis en 2020 pour, selon le département d'État américain, le transport de matériel lié au programme nucléaire et de missiles iraniens.

Cela dans le contexte où l'ancien président américain Donald Trump a retiré en 2018 Washington d'un accord nucléaire historique avec l'Iran et les puissances mondiales et a réimposé des sanctions contre la République islamique.

(Avec AFP)