L’Iran arrête deux Français, Paris demande leur «libération immédiate»

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé jeudi 12 mai l'arrestation de deux ressortissants français en Iran, au lendemain de l'annonce, par le ministère iranien des Renseignements, de l'arrestation de deux « Européens », accusés d'être venus en Iran pour « déstabiliser la société ». Dans un communiqué, Paris « condamne cette arrestation sans fondement » et « demande la libération immédiate » des deux détenus.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Les deux Français arrêtés sont entrés en Iran fin avril en tant que touristes : ils ont été arrêtés alors qu'ils voulaient quitter le territoire iranien. La Française occupe un poste de responsabilité au sein de la Fédération nationale de l'enseignement, un important syndicat des enseignants en France.

Selon le ministère iranien des Renseignements, ils étaient sous surveillance dès leur entrée en Iran et ont contacté des syndicalistes iraniens de l'enseignement « dans le but de leur apprendre comment provoquer le chaos et déstabiliser la société ».

Depuis des mois, les enseignants iraniens organisent des rassemblements pour protester contre leur situation économique, demandant une hausse de leurs salaires. Plusieurs syndicalistes iraniens ont également été arrêtés ces dernières semaines.

Avec ces nouvelles arrestations, le nombre de Français détenus en Iran passe à quatre. Benjamin Brière a été condamné en début d'année à huit ans et huit mois de prison pour « espionnage », accusé d’avoir pris en mai 2020 des photos de « zones interdites » avec un drone. Il a toujours rejeté ces accusations.

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, elle, est détenue depuis juin 2019 et a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour « atteinte à la sécurité nationale ».

Téhéran pourrait les utiliser pour un échange de prisonniers avec des ressortissants iraniens détenus en France et en Europe, comme cela a été le cas ces dernières années.

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