L’Irak et le Liban signent un accord pour la fourniture de pétrole contre des services médicaux

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Le Liban et l'Irak ont signé ce vendredi 2 avril un accord-cadre préliminaire prévoyant la fourniture par Bagdad de pétrole en échange d'une assistance libanaise en matière de services médicaux et hospitaliers.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le Parlement libanais a approuvé fin mars une avance du Trésor de 200 millions de dollars pour l’achat de carburant nécessaire pour alimenter ses centrales électriques. Mais ce n’est qu’un court sursis avant le noir total, car les réserves en devises de la Banque du Liban sont presque épuisées.

En vertu de l’accord signé le vendredi 2 avril, l’Irak s’engage à fournir au Liban 500 000 tonnes de pétrole par an, soit un sixième de ses besoins. En contrepartie de cette aide, le pays du cèdre offrira une expertise dans le domaine de l'administration hospitalière et de la santé à l’Irak.

L'Irak face à une pénurie de médecins et de médicaments

L'Irak, qui est le pays arabe le plus touché par le Covid-19, connaît depuis des décennies une pénurie chronique de médecins, de médicaments et d'équipements médicaux. Des experts libanais et des équipes médicales spécialisées participeront à la gestion de nouveaux établissements et « cités médicales » en Irak, selon le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan.

Une délégation gouvernementale libanaise doit effectuer prochainement une visite à Bagdad et un « comité technique conjoint » sera formé pour garantir la concrétisation de ces accords.

Surnommé « l'hôpital du monde arabe », le Liban a vu son secteur médical et hospitalier très affecté par la crise. En un an, un millier de médecins parmi les plus renommés ont déjà quitté le pays.

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