L’intelligence artificielle challengée par les fourmis

Fourmi « renifleuse » dressée pour détecter les cancers.
Fourmi « renifleuse » dressée pour détecter les cancers.

L'IA, le chien et la fourmi… Cela sonne comme une fable de La Fontaine ; c'est plus prosaïquement de détection de cellules cancéreuses qu'il s'agit. Si l'utilisation de l'intelligence artificielle reste encore marginale à l'hôpital, elle est appelée à connaître un essor rapide, pour le diagnostic des cancers du sein par exemple. Disponibles en grand nombre, les images radiologiques permettent d'entraîner à détecter les anomalies. Les algorithmes de deep learning (apprentissage profond) sont capables de gérer des masses de données considérables qu'aucun cerveau humain ne peut appréhender en totalité. En utilisant cette technologie sur près de 90 000 mammographies, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a mis au point il y a quelques années un algorithme censé prédire l'apparition d'un cancer cinq ans avant que les signes n'en soient perceptibles par l'œil humain. Et la France n'est pas en reste dans cette course à la performance : en repérant mieux que ses concurrents les images suspectes, la start-up Therapixel, basée à Sophia Antipolis, a remporté en 2017 le Digital Mammography Dream Challenge, organisé par des grands groupes de la santé ou de la tech, dont IBM et Amazon.

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